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« Écrire une nouvelle, c’est tenter, en quelques lignes, de donner vie à un personnage, de faire passer au lecteur autant d’émotions qu’en plusieurs centaines de pages.
C’est en cela que la nouvelle est un genre littéraire exigeant, difficile et passionnant. »  Karine Giebel

Résumé :

« Les contes de fées nous ont appris à nous méfier des monstres tapis dans les forêts obscures. Mais, la réalité est bien différente ! Regardez autour de vous ! Ils sont là. Saurez-vous les reconnaître ? Leur survivrez-vous ?

Avec ce troisième livre, Véronique Théry entraîne, à nouveau, ses lecteurs sur la piste de ces monstres engendrés par la société. Harcèlement scolaire, intolérance aux êtres différents ou plus fragiles. La cruauté a mille visages… »

Ce sont les lecteurs qui en parlent le mieux :

Sabine c 
« Belle surprise ! Je pensais lire une nouvelle de temps en temps en soirée et finalement je n’ai pas décroché… Style efficace et chutes saisissantes ! »

Valérie r 
« Un regard acéré et touchant à la fois parce qu’il dit les choses justes, sans complaisance et dévoile des pans de la nature humaine. Autre La Fontaine des temps modernes… »
 
Carine G 
« Une écriture ciselée… des fins inattendues… des sujets sombres… des êtres peu conformes… Mais où est la monstruosité ? N’est-elle pas en chacun de nous ? Le monstrueux se cache partout. Chaque lecteur en jugera selon sa sensibilité éprouvant tantôt de la répulsion, tantôt de la tendresse, tantôt de la fascination mais jamais de l’indifférence ou de l’ennui. »

Guylène D 
« Encore une petite merveille ! Quel style ! »
 
Caroline F 
« Quel plaisir de lire Véronique Théry : des thèmes qui nous touchent et nous bouleversent, une écriture efficace qui traduit une grande sensibilité, enfin, un goût pour la précision dans le choix des mots qui donne à son écriture toute sa force et sa beauté. Merci Véronique, sincèrement.

Chantal D 
« Sujets graves traités avec légèreté…..très agréable à lire….on ne peut que se reconnaître ou penser à des personnes de son entourage en lisant ce livre…..les Monstres sont partout….méfiance….. »
 
François G 
« J’ai adoré ces nouvelles. En moins de deux pages, l’auteur nous décrit des situations cruelles ou méchantes de la vie quotidienne. Elle nous démontre qu’ils sont partout et souvent là où nous ne pensions pas les trouver.
L’art de la nouvelle est ici remarquablement servi par un auteur intelligent qui nous décrit avec justesse une situation monstrueuse.
Bravo à Véronique Théry, une belle carrière d’écrivain s’ouvre à elle.
A suivre avec attention. »

Marie-Claude J 
« Style concis, incisif et des chutes souvent inattendues !
Je le recommande. J’ai adoré ! »
 
Patricia L 
« Histoires réalistes qui reflètent bien les problèmes de notre société. Ces nouvelles sont surprenantes de vérités et ne peuvent nous laisser indifférents »

Laurent L 
« Magnifiques nouvelles, aux fins toujours inattendues, qui font découvrir la nature humaine. »
 
Françoise G 
« Petit condensé des maux de notre société. Bref, concis et tellement juste ! »

D’autres avis ici.

Découvrez deux extraits :

– L’enfant-papillon

– Camille

« L’enfant-papillon » : l’auteur pensait aux enfants harcelés à l’école, à cause de leurs « différences ». Plusieurs parents lui ont écrit pour lui  dire qu’ils avaient eu l’impression qu’elle évoquait leur enfant autiste. Et qu’elle avait compris ce que chaque membre de la famille ressentait. Un compliment qui l’a beaucoup touchée. 

« (…) Il n’y peut rien. Comme presque tous les soirs, il doit courir aux toilettes toutes les cinq minutes. Parfois, il ne se passe rien. Mais, il sent que c’est là. Partout en lui. Mais, surtout là, dans son ventre. Ça fait vraiment mal. Il se tord.

« Le médecin dit que c’est dans sa tête. »

Cette fois, c’est son père. Pas d’agacement. Pire ! De la colère ! Il est fâché, parce que Maman était si inquiète qu’elle l’a appelé au bureau pour qu’ils aillent ensemble voir le docteur. Lui, il n’a rien compris. Il parle de sa tête, alors qu’il a mal au ventre. Et, c’était bizarre ! Il avait un tas de dessins affreux et Thomas a dû dire ce qu’il voyait. Un oiseau noir, non une mygale. Il aime bien, les mygales. Parce que tout le monde les déteste. Parce qu’une mygale, personne ne l’embête. Elle trotte, la mygale, toute seule, et les autres animaux ont peur, alors elle est tranquille. Bien sûr, il n’a pas dit ça au docteur. Parce que lui, il n’aurait pas compris. Déjà qu’il déteste les papillons. Il en avait de toutes les couleurs, dans des petites boites accrochées au mur. Le médecin avait vu qu’il les observait. Il a cru que cela lui ferait plaisir de les lui montrer de près. Alors, il avait pris sa main et l’avait amené près des papillons morts. Il avait commencé à dire leurs noms. Des noms amusants. Le pacha à deux queues ! Le grand nacré ! Le Paon-du-jour ! Le ruban fauve ! Plus, il prononçait leurs noms et plus le médecin avait l’air heureux. Plus, il prononçait leurs noms et plus Thomas avait peur. Qu’allait-il lui faire, à lui, s’il se trompait sur les dessins ? Est-ce qu’il allait aussi le tuer et l’accrocher au mur dans une boite ? Alors, il avait souri au médecin. Il avait répondu à ses questions et il avait dit tout ce qu’il voulait. Non, je n’ai pas vraiment mal au ventre. Oui, je veux juste rester à la maison. Oui, oui, oui !

Mais, là, ce soir, Thomas sait qu’il a vraiment mal. Et, il sait aussi pourquoi. Mais, ça, il ne l’a dit à personne. Ni à maman, ni à papa, ni au docteur. C’est dans la voiture qui le ramenait à la maison qu’il a compris. Il sait maintenant ce qu’il est. Une mygale-papillon.

Mygale, parce que les autres enfants le détestent.(…) »

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Avis de lecteurs :

«Camille» : 

« Camille avançait sur le sentier plus lentement encore que lors de ses précédentes incursions dans cet univers sauvage et calme. Son âme tourmentée semblait gagner, à chaque pas, un peu de sérénité. L’air frais rendait son corps plus vivant et lui faisait, un temps, oublier sa peine. Ses poumons aspiraient la nature et sa poitrine se gonflait soudain de l’existence furieuse de ce qui l’entourait. Tout, dans cette forêt, lui paraissait admirable. Les arbres puissants semblaient lui transmettre leur sève chaque fois que sa main se posait sur les troncs. Les couronnes de feuilles l’abritaient mieux encore que le ventre maternel. Peut-être serait-ce cela sa mort. Un retour au cocon protecteur : douceur et chaleur humides. Se dissoudre lentement, glisser dans la terre, redevenir humus et surtout ne pas renaître !

Échapper à son existence ! Voilà à quoi il aspirait. Parce qu’elle ne lui avait jamais vraiment appartenu. Ironie du destin ! Quand tout son corps d’homme hurlait sa condition féminine, seul son prénom le trahissait. Un prénom de femme et d’homme. Camille, un petit garçon qui se rêvait fille. Camille, un homme qui se voulait femme. Son corps et son âme étaient semblables à cet arbre-là, devant lui. Les deux tiers du tronc disparaissaient sous les eaux calmes de la mare, tandis que la partie émergée pourrissait lentement. Chez lui, c’est l’ensemble de son être qui se gangrenait. Le vernis viril craquait de partout, comme s’effritait l’écorce malade du peuplier.(…)»

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