Mes lectures de 2021

Vous adorez lire ! Moi aussi ! Et j’ai décidé de partager avec vous mes lecture de 2021 ! Disons que c’est une bonne résolution ! Alors, si vous cherchez l’inspiration, farfouillez !

Je ne suis pas une « blogueuse » : rien n’est classé par genres littéraires, ni par auteurs. Ma page n’est pas un beau tiroir bien rangé. Vive la liberté !

Toutefois, si vous êtes un peu pressé, j’ai adopté un système de couleurs : bleu pour le fantastiquerouge pour polars et thrillersRose pour le feel good et les romancesvert pour le reste.

Enfin, si vous êtes sur facebook, sachez que j’administre un site internet consacré à la lecture et à l’écriture : n’hésitez pas à nous rejoindre : « Le cercle des enragés de lecture » !

Bonne visite !

Véronique

Lectures de janvier :

Kristen Britain, « Le cavalier vert » – Tome 4 : « Le Voile Noir » 624 pages : Souvenez-vous ! A la fin du tome 3, il avait été décidé qu’une délégation se rendrait de l’autre côté du Mur qui sépare désormais l’univers en deux. De l’autre côté du mur magique désormais fragilisé par les sorts des puissances maléfiques, demeure la forêt du Voile Noir et, en son sein, l’antique cité des mystérieux Elétiens. Ces mêmes Elétiens, qui ont rejoint la Cour du roi Zacharie pour l’informer de leur projet. Le monarque exige que les Sacoridiens se joignent à leur expédition. Parmi eux, Karigan, le Cavalier vert, qui, est l’une des rares à avoir survécu de l’autre côté du Mur. Mais, les bois regorgent de créatures terrifiantes et d’autres ennemis menacent la délégation : Grand-Mère et son peuple adeptes de magie noire et qui rêvent de faire triompher l’Obscur.

A la cour, les périls menacent aussi le roi : complots politiques et traîtrises. Plus que jamais la Sacoridie est en danger ! 

Vous l’aurez compris, sans doute, j’ai adoré ce tome 4 : enfin j’ai pu franchir le Mur et affronter les dangers qui menacent Karigan, une héroïne courageuse et attachante. A la fois forte et fragile. Car, elle ne cesse de douter : l’homme qu’elle aime est inaccessible, elle découvre des secrets obscurs sur ses parents et ses amis semblent la trahir. Les descriptions sont parfaites et plongent le lecteur dans cet univers de fantasy.

Une magnifique saga que je recommande à tous les fans de fantasy !!!

 

« Contes et légendes revisités » : collectif de jeunes auteurs français – 183 pages.

Des contes ou légendes célèbres : Cendrillon, Blanche Neige, la Belle et la Bête, le monstre du Loch Ness. Mais aussi d’autres moins connus : la Fiancée du dragon Ryûjin, le conte japonais Kaguya-hime…

Des textes bien écrits et agréables à lire. Jolie découverte !

Sophia James « les noces écossaises »  181 pages –    Romance

Un court roman qui vous transportera en Ecosse en 1360. La paix étant fragile entre l’Ecosse et la puissante Angleterre, les rois imposent des unions. C’est ainsi que la jeune Grâce quitte son pays pour épouser Lachlan. Hélas, il n’éprouve que mépris pour cette Anglaise dont il soupçonne la famille d’avoir assassiné son frère. Et il n’a pas l’intention d’abandonner sa maîtresse pour cette femme indésirable. Indésirable ? Vraiment… Car, la fragile et timide mariée a décidé de conquérir sa place.

Une bluette sentimentale des Editions Harlequin historique. Vous détestez les histoires à l’eau de rose ? Alors, passez votre chemin ! Mais, si comme moi, vous adorez passer une soirée à rêver aux histoires d’amour impossible, vous passerez un agréable moment !

 

Julia Quinn, « La chronique de Bridgerton », Tome 2 : « Anthony » – 377 pages Romance

C’est après avoir regardé la saison 1 de « La chronique de Bridgerton » que j’ai décidé de lire le 2nd tome de cette saga familiale. Après le mariage de sa sœur Daphné, Anthony, l’ainé des Bridgerton, décide de se trouver une épouse. Il jette son dévolu sur le diamant de cette saison, la magnifique Edwina Sheffield. La jeune fille est parée de toutes les qualités : belle, intelligente, sensible. Mais, pour l’épouser, il faut qu’Anthony obtienne l’accord de la sœur d’Edwina. la redoutable et insupportable Kate qui ne voit en lui qu’un vil débauché. Il va donc s’employer à la convaincre…

Si vous cherchez autre chose qu’un roman sentimental, passez votre chemin ! On est dans la saga romanesque dans la pure lignée des romans à l’eau de rose. Pourtant, c’est joliment écrit, sans les lourdeurs de style si fréquentes aujourd’hui. Les personnages sont attachants, parfois drôles, parfois émouvants. Vous l’aurez compris : j’ai passé un très agréable moment.

5e roman lu en janvier : Florian  Dennisson, « Le Poulpe. Téléski qui croyait prendre ».  208 pages. Polar

C’est la première fois que je lis une enquête du Poulpe. C’est un polar « à l’ancienne ». Un style parfois argotique. Un personnage macho, séducteur, gouailleur, roublard et finalement sympathique.

Son enquête lui tombe dessus par hasard. Enfin non. L’enquête semble tourner en rond jusqu’au coup de théâtre final. Sauf que très vite, j’avais résolu l’affaire et que l’ensemble ne m’a pas emballée. Mais, c’est vraiment une affaire de goût, car c’est un honnête polar qui fait le job.

Résumé éditeur : « Privé de son quotidien de prédilection, Gabriel Lecouvreur, dit le Poulpe, se retrouve à éplucher les faits divers d’un journal de province. Il s’entiche d’une affaire étrange qui va le mener dans la noirceur des secrets d’une des familles les plus puissantes de Courchevel. Un magnat du monde de la nuit laissé pour mort au beau milieu de son chalet de luxe et de vieilles connaissances de Gabriel accusées à tort, c’est le Poulpe au pays de l’or blanc ».

Explications données par l’auteur : « Le personnage du Poulpe a été créé en 1995 par Jean-Bernard Pouy, en même temps que la collection du même nom. Cette collection a ceci de particulier que chaque volume reprend les personnages récurrents, mais est écrit par un auteur différent, selon une charte définie pour garder une cohérence, mais laissant une assez large liberté aux intervenants. Tout au long de cette collection, il y a une alternance entre écrivains chevronnés et novices, ce qui donne une certaine irrégularité dans la qualité de production (même si l’ouvrage passe devant un comité de lecture avant publication), mais permet également à l’univers du Poulpe de ne pas être figé.

Téléski qui croyait prendre est un volume à part, puisqu’il a été rejeté par la directrice de collection ; non pas à cause d’un quelconque défaut, mais tout simplement parce que cette collection est actuellement en « stand-by » et n’a pas de projets de nouvelles publications… Il s’agit dont d’un Poulpe pirate, sorti hors du réseau officiel, mais qui respecte scrupuleusement les consignes de la « bible du Poulpe ». »

 

Terry Pratchett, « Les Annales du Disque-Monde » Tome 1 : « La huitième couleur » – 266 pages.

Ce roman délirant est composé de quatre parties : j’ai beaucoup aimé la première et la quatrième pour l’humour décalé, les situations cocasses, l’imagination débordante de l’auteur. Sans oublier le style impeccable ! J’ai adoré le Bagage, le Troll d’eau, les génies de l’appareil à images. Sans oublier ce mage raté, un anti-héros obligé de suivre cet incroyable Touriste inlassable de curiosité.

En revanche, les deuxième et troisième parties m’ont paru longues, un peu décousues et j’avoue m’être un peu perdue, voire ennuyé.

J’avais adoré « Mécomptes de fées » il y a quelques temps et je lirai donc avec plaisir un autre Pratchett. J’ai largement le choix, puisque cette saga compte 35 tomes !

Résumé de l’éditeur : « Dans une dimension lointaine et passablement farfelue, un monde se balade à dos de quatre éléphants, eux-mêmes juchés sur la carapace de la Grande Tortue… Oui, c’est le Disque-monde… Les habitants de la cité d’Ankh-Morpork croyaient avoir tout vu. Et Deuxfleurs avait l’air tellement inoffensif, bonhomme chétif, fidèlement escorté par un Bagage de bois magique déambulant sur une myriade de petites jambes. Tellement inoffensif que le Patricien avait chargé le calamiteux sorcier Rincevent de sa sécurité dans la cité quadrillée par la Guilde des Voleurs et celle des Assassins ; mission périlleuse et qui devait les conduire loin : dans une caverne de dragons ; peut-être jusqu’au rebord du Disque. Car Deuxfleurs était d’une espèce plus redoutable qu’on ne l’imaginait : c’était un touriste… À la lumière de l’octarine, la huitième couleur, celle de la magie, découvrez l’univers fantastique et cocasse de Terry Pratchett. »

 

Jules Verne, « Le château des Carpathes » – 240 pages

Si vous avez envie de faire un voyage extraordinaire sans quitter votre canapé, si vous souhaitez frissonner de peur dans les forêts de Transylvanie, si vous désirez visiter le château des Carpathes mais que vous craignez plus que tout de rencontrer un esprit malfaisant, alors plongez-vous dans ce roman !  Ecrit cinq ans avant le « Dracula » de Bram Stocker, vous verrez que Jules Verne est tout aussi capable de distiller le mystère et de faire naître la crainte chez le lecteur, tout en le faisant sourire !

Les descriptions sont parfaites et on se retrouve vraiment en Roumanie aux côtés des villageois qui tremblent de peur en découvrant qu’une étrange fumée semble sortir du lugubre château abandonné, sans doute victime de quelque diablerie ! Pourtant, deux d’entre eux décident d’en avoir le cœur net et s’enfoncent dans les forêts obscures, en dépit de la voix maléfique qui les a menacés… Plus tard, deux visiteurs étrangers arrivent à leur tour au village, entourés d’un mystérieux passé qui va bouleverser encore plus le village de Werst…

J’ai vraiment adoré ce roman, qui mêle habilement fantastique, amour tragique, vengeances et apparition d’ingénieuses inventions. Science ou superstition, qui l’emportera ?

 

 

Sigride Lucas, « Ailionora » – 248 pages. Fantasy – Erotisme

Ce roman est à classer à la fois dans le genre fantasy puisqu’on y rencontre vampires, métamorphes, fées et… (chut ! N’en dévoilons pas trop !). Mais, aussi dans le genre « romance » et même « érotisme », tant les scènes d’amour peuvent donner chaud à un lecteur non averti !

Le langage est courant, ce qui peut surprendre, voire déplaire aux lecteurs amoureux d’une langue soutenue. J’entends déjà les hauts cris de certains en voyant l’héroïne utiliser un vocabulaire assez grossier. Peu m’en chaut ! J’ai dévoré ce roman et j’ai apprécié justement ce côté très « XXIème siècle » des personnages. Même si j’aurais aimé un peu plus de descriptions (c’est mon péché mignon…).

4ème de couverture : « Je m’appelle, Ailionora, j’ai 20 ans et je déteste ma vie. Tout le monde me dit que Liliane et Paulo sont mes parents, mais je ne leur ressemble pas. J’ai envie de licornes et de paillettes, mais je suis élevée par une bande de psychopathes qui m’a mis dès l’âge de cinq ans un flingue dans les mains. Ils pensent que le gouvernement et les autres c’est-à-dire les vampires et les métamorphes veulent notre peau et qu’il faut savoir se défendre. Depuis ma naissance, je ne connais que ça, la haine. Seulement, J’aime me promener en forêt et je ne sais pourquoi, des choses se passent depuis que je suis petite. Les fleurs s’ouvrent et les oiseaux volent autour de moi. Je ne dis rien à mes parents, car j’ai peur qu’ils pensent que je suis un monstre et qu’ils me tuent. J’ai décidé de prendre ma vie en main, ma fuite en avant va m’entraîner à rencontrer les autres. Mais est ce que je vais survivre à mes rencontres avec le beau Garth, le sublime Lestat et le très puissant Vladimir ?»

A noter la très belle couverture ! Bravo à l’illustratrice Leila Bouslama !

Sharon Kendrick, « Le défi du Prince » 146 pages.

Heureusement qu’il était gratuit ! Caricatural et ridicule ! Dommage de laisser paraître de tels navets quand tant de jeunes auteurs cherchent à être édités ! Il y a pourtant parfois de très bons petits romans chez ce célèbre éditeur de romances…

Oscar Wilde, Le fantôme de Canterville, parodie fantastique – 

Il y a longtemps que j’avais envie de relire ce conte que j’avais adoré. J’ai décidé de l’écouter : très belle lecture accessible sur Spotify. J’aime toujours autant cette histoire si pleine d’humour !

Résumé éditeur : « Un ministre américain et sa famille achètent à Lord Canterville son château et tout ce qu’il contient… fantôme compris. Mais la famille Otis n’a vraiment pas peur des fantômes. Alors, lorsqu’un spectre qui a l’habitude de terroriser tout le monde se trouve confronté à deux jumeaux qui ne pensent qu’à lui jouer de mauvais tours, il est plus que déconcerté. Humour anglais au programme ! Oscar Wilde s’en donne à cœur joie en décrivant les malheurs d’un spectre qui ne sait que faire pour effrayer une famille qui lui offre de l’huile pour lubrifier ses chaînes : le bruit empêche tout le monde de dormir ! »

 

Florence Tholozan, « La Chinoise du tableau », éditionsM+, 271 pages.
Quel petit bijou que ce premier roman, paru en 2019 ( récompensé par le Prix de Paroles d’auteur(e)s de St Clément 2020 et qui a concouru au Prix du Livre Romantique 2019 pour lequel il a été finaliste) !
Tout commence par une rencontre amoureuse entre Guillaume, architecte, et Mélisende, professeur de chinois. Sans doute le scenario de départ le plus banal qui soit ! Toutefois, très vite, un élément surprenant surgit : la découverte sur une brocante d’un tableau, qui représente une Chinoise au premier plan, et au second plan, un couple âgé qui leur ressemble trait pour trait, avec quelques décennies de plus. Le vieil homme porte une montre identique à celle que Guillaume tient de son père, qui lui a certifié qu’elle était une pièce unique…
Le couple part en Chine sur les traces du peintre, et se remémore peu à peu des émotions étonnantes, des impressions de « déjà vu » que nous avons tous ressenti un jour et qui n’a de cesse de nous intriguer.
L’auteur a séjourné en Chine et on sent à quel point elle aime ce pays, ses traditions, ses habitants. On voyage avec Mélisende et Guillaume et on apprend pas mal de choses. Pas comme avec un traité de voyage un peu indigeste ; mais, avec délicatesse, car l’écriture est comme une aquarelle, en élégance et douceur. Ce qui est surprenant, c’est qu’il y a un vrai suspense ; on veut comprendre. Mais, parfois, il faut oublier de réfléchir, et juste se laisser porter par les souvenirs. Ceux de l’auteur, ceux de ses personnages et les nôtres. Une petite barque de souvenirs…
Pour terminer, quelques citations :
« L’amour est comme un élastique. A force de l’étirer, il se distend. Parfois il se casse. » / « C’est à cela qu’on reconnaît l’amour, le vrai. A cette certitude que l’on sera là pour l’autre, quoi qu’il arrive, et qu’il sera également là pour soi. » / « J’ai toujours présumé qu’au moment précis où l’on rencontre quelqu’un on sait déjà de manière diffuse ce qu’il adviendra de la relation. Et l’émotion qu’engendre ce regard initial est à la hauteur de l’importance que prendra cette personne. »
C’est le premier roman de Mathieu Biasotto que je lis. « 72h »
Roman auto-édité. Ce qui prouve qu’un très bon roman peut échapper aux maisons d’édition trop pressées.
Écrit de façon très réaliste. On entend les personnages parler et penser.
Un récit bien structuré. Le genre de roman où on se dit « allez, encore un chapitre et j’arrête pour ce soir. ». Et on oublie l’heure.
J’ai aimé certains retournements de situation.
Bref, n’hésitez pas !
Résumé de l’éditeur :
« Pourquoi n’est-il pas rentré ? Valentin est sur répondeur. Ce n’est pas un retard, il s’est volatilisé. Il a douze ans. Début du cauchemar. Un enfant émotif et introverti, une mère au supplice. Un professeur ambivalent, un directeur qui ment. Dans le prestigieux collège Sainte-Sophie, les secrets sont à double tranchant, les mensonges jouent contre le temps. Nathalie, maman solo saignée à blanc, va sombrer dans l’angoisse glaçante d’une disparition. Une effroyable descente aux enfers où chaque seconde sans nouvelles est un calvaire. Entre nuits blanches et peur du pire, la détresse et l’urgence sont une torture. Un décompte. Nathalie remue ciel et terre, elle ignore seulement qu’un sablier s’écoule dans une pièce sombre. Quelqu’un détient la vérité, une ombre se délecte des heures qui filent. Et pour sauver son enfant, cette mère va devoir rencontrer son destin. Où est Valentin ? »
L.P. Sicard, « la Belle au bois dormant ».  contes interdits. POUR PUBLIC AVERTI

Sans doute connaissez-vous la série des « contes interdits. Réservés à un public averti » ?
J’avais lu l’an dernier « le petit chaperon rouge » et j’avais détesté. J’avais trouvé le récit bourré d’invraisemblances, avec des passages très violents qui ne me semblaient pas justifiés. Bref, j’avais décidé de m’arrêter là.
Mais, la curiosité l’a emporté. J’ai donc lu « la belle au bois dormant » de L.P. Sicard. Je n’ai pas regretté ! Certes, on trouve des passages assez gores, mais qui s’intègrent bien au récit. Une réécriture intelligente et intéressante.
Mon prochain conte interdit sera « la petite sirène ». Un avis ?
Autre question : quel est votre conte interdit préféré ?
Présentation de l’éditeur
Une fillette hantée de souvenirs qui ne sont pas les siens. Des cauchemars, incessants, qui frappent à la même heure. Un avertissement incompris, une menace ignorée. Et le passé terrifiant, impitoyable, qui rattrape l’innocence d’Aurore. Cette réécriture moderne et terrifiante du conte de Charles Perrault est une véritable matière à cauchemars. Entre secrets, meurtres, débauche et abomination, l’horreur se redéfinit complètement encore une fois sous la plume de L.P. Sicard.

 

ENORME COUP DE COEUR : « Le crocus jaune » de Laila Ibrahim 255 pages

Quel magnifique (premier !) roman ! Il débute en 1837 en Virginie et raconte la relation, sur de nombreuses années, entre une fillette blanche, confiée dès sa naissance pour être allaitée, à une esclave noire, prénommée Mattie. L’enfant grandit, apprend le monde des convenances : celui des blanches destinées à un « beau mariage » et soumises à leur condition de femmes, devant obéir aux parents, puis au mari, et celui des esclaves noirs, soumis à leurs maîtres blancs.
La fillette est soumise, du moins en apparence. Au fond de son cœur grandit l’incompréhension, puis la révolte face à l’esclavage. Quant à Mattie, quel magnifique personnage !
J’ai tout aimé dans ce roman : la simplicité du récit allié à une belle écriture, les émotions si bien exprimées sans en faire trop.
Toutes deux grandissent, évoluent.
Au point de parvenir à se libérer ?
Quelques citations :
« – Lorsque vous parlez avec une dame plus âgée, c’est elle qui guide la conversation. Mais de temps à autre, vous devrez engager vous-même le dialogue. Entre demoiselles, la mode et la

température sont des sujets appropriés, tout comme le fait de s’enquérir des membres de la famille. Ne parlez pas de fréquentations, de littérature ou de politique là où un gentilhomme risquerait de vous entendre. »
« Au bout du compte, aucun des ancêtres de Mattie ne put s’affranchir de l’état contre nature qu’est l’esclavage, mais tous s’identifièrent avec plus ou moins d’envie et de rage aux Africains libres du comté de Charles City, en Virginie. »
« Flanquée de Papy et de Rebecca, Mattie vit sa mère s’éloigner et rapetisser au loin. Elle criait intérieurement : « Maman, pars pas ! Emmène-moi ! », mais aux yeux de tous, elle avait l’air solide et calme, comme un arbre fermement enraciné. »
Je vais rapidement lire la suite :  » Un grain de moutarde ».
Résumé éditeur : « À sa naissance, Lisbeth est enlevée à sa mère pour être confiée à Mattie, une esclave, qui se voit contrainte de se séparer de son propre bébé pour devenir la nourrice de l’enfant. Une relation intense, qui va influencer leurs vies pendant des décennies, se développe entre elles et Lisbeth trouve auprès de Mattie et des siens sa famille de cœur. Mais un tel lien entre deux personnes que tout sépare est-il vraiment sans conséquence ? »
Le Crocus jaune est le récit émouvant d’un attachement impossible mais aussi un roman puissant sur la quête de liberté et de dignité de deux femmes que tout oppose… ou presque.

 

 

Pour découvrir mes recueils de nouvelles et mon roman, pensez à visiter mon site http://veronique-thery.fr/